L'Œuvre du mois


juillet 2022 Archéologie

Un scaraboïde à la gloire du pharaon Amenhotep III

En Égypte ancienne, le scarabée était un important symbole solaire, représentant l’astre à son lever. D’innombrables amulettes furent sculptées sous la forme de ce coléoptère. Le dessous de ces objets, souvent de petites dimensions, pouvait recevoir une courte inscription, un nom, une formule religieuse, etc. L’objet présenté ici appartient à cette famille, mais le roi Amenhotep III en a réinventé l’usage : ce scaraboïde sert d’outil de propagande à la gloire du souverain !

Scaraboïde commémoratif de la chasse aux taureaux d'Amenhotep III
Origine inconnue
Nouvel Empire , 18e dynastie , règne d’Amenhotep III, (1387 – 1350 av. J.-C.)
Stéatite faïencée
11,5 cm de haut, 6,7 cm de large, 2,6 cm de profond
FGA-ARCH-EG-0228

Provenance
Galerie François Antonovich, Paris, avant 2003.

Scaraboïde commémoratif des chasses au taureau d'Amenhotep III
Fig. 1 : Scaraboïde commémoratif des chasses au taureau d'Amenhotep III, Nouvel Empire , 18e dynastie , règne d’Amenhotep III, (1387 – 1350 av. J.-C.), FGA-ARCH-EG-0228 © Crédit photographique : Fondation Gandur pour l’Art, Genève. Photographe : Grégory Maillot.

Un scaraboïde de facture exceptionnelle

Cet objet remarquable est façonné dans de la stéatite, pierre tendre aux nuances grises ; il conserve en grande partie sa glaçure bleutée d’origine. Il fait partie d’un vaste ensemble de scarabées, dont le revers plane et ovale est doté d’un texte inscrit en hiéroglyphes commémorant les hauts faits du roi Amenhotep III. Il se distingue par contre de ses pairs par la forme inhabituelle, bombée, lisse, et percée de deux trous transversaux de sa face opposée, là où les autres exemplaires prennent tous la forme naturaliste du scarabée bousier, coléoptère emblématique de la civilisation égyptienne. Seule autre exception connue, un scarabée d’Amenhotep III conservé au Musée d’Art de Cleveland est si similaire à celui de la FGA qu’on peut qualifier ces deux objets de frères jumeaux (fig. 2, 3)1.

Scaraboïdes commémoratifs d'Amenhotep III
Fig. 2. Scaraboïdes commémoratifs d'Amenhotep III : revers. Gauche : FGA-ARCH-EG-0228. © Crédit photographique : Fondation Gandur pour l’Art, Genève. Photographe : Grégory Maillot. Droite : Cleveland, Musée d’Art 84.36. Image libre de droit CC0.
Scaraboïdes commémoratifs d'Amenhotep III : faces bombées
Fig. 3. Scaraboïdes commémoratifs d'Amenhotep III : faces bombées. Gauche : FGA-ARCH-EG-0228. © Crédit photographique : Fondation Gandur pour l’Art, Genève. Droite : Cleveland, Musée d’Art 84.36. Image libre de droit CC0.

Il est étonnant de ne pas retrouver ici l’évocation de l’anatomie du scarabée, et plusieurs hypothèses ont été avancées concernant l’apparente originalité de la face bombée de ces deux scaraboïdes. Ils pourraient être des modèles d’apprentissage présentant une version originale et parfaite du texte et n’ayant pas vocation à être exposés2. Toutefois, leur grande qualité matérielle et leur finesse d’exécution en fait des objets de prestige, indiquant au contraire leur destinée à indexer et afficher le pouvoir royal. En ce sens, il peut être supposé que ces objets étaient, à l’origine, composés d’une partie supplémentaire amovible, aujourd’hui disparue, qui s’accrochait au dos bombé au moyen des deux trous percés3. L’on peut imaginer que cet élément prenait la forme d’un scarabée, peut-être réalisé dans un matériel précieux, tel que l’or ou l’argent.

La face plane de l’objet est soigneusement polie et affiche un texte hiéroglyphique horizontal inscrit en 16 registres, séparés horizontalement par de nettes lignes et encerclés par une fine bordure (fig. 4). Les signes sont finement gravés et se lisent de droite à gauche. Seuls quelques éclats sont venus abîmer la bordure, sans pour autant endommager le texte, qui rapporte les prouesses du pharaon lors d’une chasse aux taureaux sauvages qui eut lieu au début de son règne. Connu par cinq autres exemplaires4, ce texte se rapproche fortement des versions inscrites sur le scarabée de Cleveland et sur celui du British Museum, tout en présentant de légères divergences. Il est, par ailleurs, celui qui présente la plus belle qualité d’inscription et qui est aujourd’hui le mieux conservé, avec celui de Cleveland.

Fig. 4 : Inscription hiéroglyphique en seize registres sur la face plane du scaraboïde, FGA-ARCH-EG-0228 © Transcription Aurélie Quirion. Crédit photographique : Fondation Gandur pour l’Art, Genève. Photographe : Grégory Maillot.

L’état de préservation remarquable permet de reconnaître chaque signe et ainsi de proposer une transcription (fig. 4), ainsi que la translitération et la traduction intégrales du texte, proposées ci-dessous. L’on peut ainsi aisément s’amuser à reconnaître, par exemple, les chiffres présents dans le texte : un trait pour une unité, un signe en forme de fer à cheval pour une dizaine, et une petite cordelette en forme de spirale pour une centaine. Comme nous, les anciens Égyptiens utilisaient un système décimal, et pouvaient donc répéter chacun de ces signes jusqu’à neuf fois : 9 traits indiquent le chiffre neuf, et ainsi de suite.

  1. ḥȝt-sp 2 r m n
  2. ʿn r kȝ nt ʿ-m-Mȝʿt nbty smn hpw
  3. sgr-tȝwy bk nbw ʿȝ-w-stw nsw bt nb tȝwy nb-Mȝʿt-Rʿ
  4. sȝ Rʿ Imn- tp ḥḳȝ-wȝst d ʿn mt nsw wrt Ty ʿnt m Rʿ bỉȝwt prwt
  5. r tn m=f w=tw r d n m=f w wn smȝw r ḫȝst
  6. nt5 w n štp nʿt m=f m wỉȝ nsw ʿ-m-Mȝʿt6
  7. r tr n ḫȝwy šsp tp 7 wȝt nfrt spr m tp r w n štp
  8. r tr n dwȝw ʿt m=f r ssmt mšʿ=f tm m-t=f
  9. sn=t(w) srw ʿnw nw mšʿ r r=f m d=f rdw
  10. n kȝp8 r rt rsw r nȝ n smȝw st w~n m=f rdt
  11. t=tw nn smȝw m sbty nʿ šdy wḏỉ
  12. {~n m=f}9 r nn smȝw r ȝw=sn rt n rw 170 rt
  13. n m=f m bs m hrw pn smȝw 56 wȝḥ~n m=f hrw 4
  14. m wš10 rdt srf n ssmwt=f ʿt m=f r ssmt
  15. rt n sp 211 smȝw jn~n=f m bs smȝw 40
  16. dm smȝw 96
Fig. 5. Détail : hiéroglyphe de taureau.

① L’an 2 (du règne de) la majesté ② l’Horus vivant « taureau-victorieux qui apparaît en Maât », celui des deux déesses « qui établit les lois ③ et qui pacifie les deux terres », le faucon d’or « grand de khepesh, qui frappe les Asiatiques », le roi de Haute et Basse Égypte, maître des deux terres Neb-Maât-Rê, ④ le fils de Rê, Amenhotep, souverain de Thèbes, doué de vie.

La grande épouse royale, Tiye, puisse-t-elle vivre comme Rê !

Des merveilles qui sont arrivées ⑤ à cette sienne majesté : l’on vînt dire à sa majesté qu’il y avait des taureaux sauvages dans le désert ⑥ du district de Chetep12. Et sa majesté de naviguer vers le nord dans sa barque royale « Apparaît-en-Maât », ⑦ au moment de la nuit. Un bon trajet commença et (elle) arriva sans encombre dans le district de Chetep, ⑧ à l’aube. Sa majesté apparut sur un cheval, son armée au complet à ses côtés.

⑨ Les officiels, les membres de l’armée toute entière, ⑩ ainsi que les enfants de l’académie royale (kap) furent instruits d’être attentifs à ces taureaux sauvages. Sa majesté ordonna alors de faire que l’on ⑪ conduise ces taureaux sauvages dans un enclos avec un fossé. {Sa majesté} partit ⑫ vers tous ces taureaux sauvages. Nombre de bêtes : 170. Nombre pris ⑬ par sa majesté durant la chasse lors de ce jour : 56 taureaux sauvages. Sa majesté resta à l’écart 4 jours, ⑭ à cause de la nécessité de donner du repos à ses chevaux. Sa majesté apparu à nouveau sur un cheval. ⑮ Nombre de taureaux sauvages qu’il prit durant la chasse : 40 taureaux sauvages. ⑯ Total : 96 taureaux sauvages.

L’Égypte, cœur d’un empire gigantesque

Ce scarabée royal présente des qualités esthétiques qui sont à l’image de l’Égypte à l’époque lors de laquelle il fut sculpté. Lorsqu’il monte sur le trône très jeune, Amenhotep III hérite non seulement d’un pays stable, mais d’un empire énorme dont le territoire égyptien ancestral n’est que le cœur. L’âge d’or précédent, le Moyen Empire (2135 – 1781 avant J.-C.) avait été suivi d’une période d’instabilité et de divisons – la Deuxième Période Intermédiaire (1781 – 1650 avant J.-C.), avec le nord de l’Égypte occupé par les Hyksos, un peuple étranger. En parallèle, des rois égyptiens règnent sur le sud, depuis leur capitale de Thèbes, l’antique Ouaset que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de Louxor (fig. 6).

Grande colonnade érigée sous le règne d’Amenhotep III, temple de Louxor.
Fig. 6. Grande colonnade érigée sous le règne d’Amenhotep III, temple de Louxor. © Wikipedia. Photographe : I. Rémih, CC BY-SA 3.0.

C’est finalement le roi Ahmose qui parvient à réunifier l’Égypte et à reprendre le nord aux Hyksos. Cet état de fait lui vaut d’être commémoré comme le fondateur de la 18e dynastie, bien qu’il soit l’héritier légitime de ses prédécesseurs de la 17e dynastie. Mais Ahmose ne se contente pas de libérer son pays du joug étranger : afin d’assurer la sécurité de ses frontières, il mène des expéditions au Proche-Orient jusqu’à Biblos. Il sème la destruction sur son chemin, avec un but semble-t-il très clair : nuire aux Hyksos et empêcher qu’ils ne puissent reprendre suffisamment de forces depuis ces contrées pour pouvoir à nouveau menacer l’Égypte. Au sud, il s’attaque à la Nubie, qui avait profité de l’instabilité égyptienne des deux siècles précédents. Ahmose va jusqu’à la deuxième cataracte du Nil. Ses successeurs n’ont eu de cesse de renforcer cette mainmise égyptienne tant au nord qu’au sud, en menant de grandes campagnes militaires dont s’enorgueillissent les rois de la 18e dynastie, en particulier Thoutmosis I, qui atteint l’Euphrate et la quatrième cataracte du Nil. Il fait notamment graver à Kurgus une exceptionnelle stèle frontière, près de 1300 kilomètres en amont d’Assouan (fig. 7).

Fig. 7 : La falaise du Hagar el-Meroua à Kurgus, Soudan, et détail de l’inscription gravée lors de l’expédition militaire du pharaon Thoutmosis I. D’après DAVIES, W.V., « Nubia in the New Kingdom », fig. 2 et 9.

Amenhotep III est l’héritier direct du grand Thoutmosis et de son petit-fils Thoutmosis III, lui-même un grand guerrier. Mais depuis le règne de son père Thoutmosis IV, l’Égypte tire le plein profit de toutes ces campagnes militaires : la région est presque pacifiée, les négociations diplomatiques permettent l’établissement d’un traité de paix entre le roi et le puissant royaume du Mitanni, dont le cœur se trouvait au nord-est de la Syrie actuelle. L’empire égyptien contrôle donc un gigantesque territoire, ainsi que la production et le commerce, en particulier ceux des matériaux précieux tels que l’or et l’ivoire.

Thoutmosis IV et ses successeurs n’ont plus l’occasion de briller sur le champ de bataille. On met à la place l’accent sur le statut divin du souverain, très lié au culte du soleil qui atteindra son apogée sous le règne du fils d’Amenhotep III, le célèbre Akhenaton. La production d’objets luxueux atteint également une apogée, dont faisait partie sans doute le scaraboïde de la FGA, s’il était bel et bien incorporé dans une figurine de coléoptère en métal précieux. Bien sûr, peu de ces extraordinaires trésors ont survécu jusqu’à nos jours, mais le célèbre matériel mis au jour dans la tombe du roi Toutankhamon – il y a tout juste un siècle – nous en donne un aperçu éblouissant

La cour du roi

En parallèle des changements de perception de la personne du roi, on remarque que celui de la reine-mère évolue également. Si Amenhotep III est bien le fils légitime de Thoutmosis IV, sa mère n’était qu’une épouse secondaire de ce dernier ; c’est son fils qui donne à Moutemouia à postériori le titre de ‘Grande épouse royale’, alors qu’elle est devenue reine-mère (fig. 8, gauche). Mais la femme qui joue le plus grand rôle dans la vie d’Amenhotep est sa propre Grande épouse royale, la reine Tiye (fig. 8, droite). Ils sont mariés très jeunes, au plus tard en l’an II de son règne, alors qu’il n’a sans doute que treize ou quatorze ans, comme nous l’apprend justement un autre scarabée commémoratif (voir ci-dessous).

Gauche : la reine-mère Moutemouia gravée sur un mur du temple de Louxor. © Antikforever.com. Droite : la grande épouse royale Tiye au Musée égyptologique de Berlin (ÄM 21834).
Fig. 8. Gauche : la reine-mère Moutemouia gravée sur un mur du temple de Louxor. © Antikforever.com. Droite : la grande épouse royale Tiye au Musée égyptologique de Berlin (ÄM 21834). © Staatliche Museen zu Berlin, Ägyptisches Museum und Papyrussammlung CC BY NC SA. Photographe : Sandra Steiß.

Si le roi et la cour se déplacent à l’intérieur du pays, c’est essentiellement à Memphis qu’ils passent la première partie du règne. Plus tard, un palace avec un établissement portuaire gigantesque est construit à Louxor, sur le site de Malqata. Couronné jeune, Amenhotep III bénéficie d’une longue vie, qui lui permet de célébrer à trois reprises une fête sed, censée régénérer le roi. Son grand-père avait lui-aussi régné assez longtemps pour vivre une telle cérémonie, mais le petit-fils prend les choses très au sérieux. Il fait mener des recherches dans les archives afin de donner à ses célébrations l’éclat des fêtes d’antan, telles que personne n’en a vu en Égypte depuis plusieurs siècles. Le grandiose palais de Malqata est l’écrin idéal pour ces cérémonies (fig. 9).

Reconstitution du hall à colonnes menant à la salle du trône du palais de Malqata
Fig. 9 : Reconstitution du hall à colonnes menant à la salle du trône du palais de Malqata © Paul François & Franck Monnier, https://www.arce.org/resource/virtual-malqata.

Des scarabées à profusion : propagande royale internationale

Le scarabée, symbole de création, a souvent été utilisé par les égyptiens comme forme d’amulettes. Durant la 18e dynastie, à partir du règne d’Hatchepsout (1479 – 1458 avant J.-C.), apparaît un nouveau type de scarabées royaux, comportant des textes historiques et commémoratifs. Suivant le modèle de ses aïeux, Amenhotep III fait produire près de deux-cents scarabées exceptionnellement grand et portant de longs textes commémorant les évènements importants de son règne. Ces scarabées forment cinq groupes distincts, en fonction du texte d’ils comportent : la chasse aux lions (fig. 10) ; la gloire de la reine Tiye, épouse d’Amenhotep III ; le creusement d’un lac artificiel ; la chasse aux taureaux ; et enfin l’arrivée de Kiloughépa, une princesse mitannienne.

Tous ces scarabées datent de la première partie du règne d’Amenhotep III, à une époque où le roi est encore jeune. Ils ont été retrouvés en Égypte, mais également au Soudan et au Proche-Orient, ce qui démontre une volonté de large diffusion au sein du royaume, sinon au-delà. Plus que de simples supports d’informations concernant des faits historiques, ils revêtent un important rôle de propagande royale. En effet, bien qu’ils relatent peut-être des faits en partie réels, ils relèvent surtout de thématiques liées à l’affirmation du pouvoir royal.

Scarabée commémorant les chasses aux lions d’Amenhotep III
Fig. 10. Scarabée commémorant les chasses aux lions d’Amenhotep III, FGA-ARCH-EG-0073. © Crédit photographique : Fondation Gandur pour l'Art, Genève. Photographe : Grégory Maillot.
Détail de la Palette de Narmer (verso)
Fig. 11. Détail de la Palette de Narmer (verso), 1e dynastie, Musée du Caire (CG 14716). © Wikipedia. Image libre de droits.

Par exemple, la chasse aux taureaux sauvages est censée se dérouler alors que le roi n’a qu’une douzaine d’années et ne possède probablement pas encore la force ou l’agilité requise pour un tel exploit sportif. Néanmoins, le taureau est un symbole royal fort depuis les débuts de l’histoire égyptienne. L’on retrouve ainsi dans l’iconographie classique du roi la queue du taureau, portée à sa ceinture (fig. 11). De plus, la titulature des rois comporte le titre de « taureau puissant » depuis le règne de Touthmosis Ier. Les scarabées d’Amenhotep III décrivant la chasse aux taureaux permettent donc de présenter le jeune roi dans une position particulièrement forte et dans la lignée de ses ancêtres.

Dr Xavier Droux
Conservateur de la collection archéologie

Dre Aurélie Quirion
Assistante-conservatrice de la collection archéologie

Fondation Gandur pour l'Art, juillet 2022

Notes et références

  1. Berman, Lawrence M.; Bohač, Kenneth J., Catalogue of Egyptian Art: p. 294-96.
  2. SCHLÖGL, Hermann A.; BUXTORF, Regine; BRODBECK, Andreas (coll.), Kunst und Handwerk, p. 3.
  3. Berman, Lawrence M.; Bohač, Kenneth J., Catalogue of Egyptian Art, p. 296.
  4. 1. Cleveland, Musée d’Art (CMA 84.36) ; 2. Londres, British Museum (EA 55585) ; 3. Localisation inconnue, probablement collection privée (ancienne collection Groppi) ; 4. Jérusalem, Israel Museum (IMJ 76.18.244) ; 5. Londres, Petrie Museum (UC15798). Voir SCHLÖGL, Hermann A.; BUXTORF, Regine; BRODBECK, Andreas (coll.), Kunst und Handwerk, p. 2-7.
  5. Le signe n présente une forme étonnamment courbée.
  6. Les cinq autres versions connues de ce texte incluent l’expression m ḫd au sein de cette phrase : nʿỉt ḥm=f m ḫd wỉȝ nsw ʿ-m-Mȝʿt. Voir SCHLÖGL, Hermann A.; BUXTORF, Regine; BRODBECK, Andreas (coll.), Kunst und Handwerk, p. 8.
  7. Le lexème tp est ici inscrit avec deux signes p, au lieu de l’orthographe habituelle
  8. Le lexème kȝp est ici inscrit avec le signe du bras la main ouverte vers le haut, au lieu du signe habituel ; idem sur les versions parallèles du musée de Cleveland et du British Museum (Voir SCHLÖGL, Hermann A.; BUXTORF, Regine; BRODBECK, Andreas (coll.), Kunst und Handwerk, p. 9).
  9. Le sujet de la phrase (~n ḥm=f) a été oublié dans cette version du texte, alors qu’il est bien présent dans les autres versions (SCHLÖGL, Hermann A.; BUXTORF, Regine; BRODBECK, Andreas (coll.), Kunst und Handwerk, p. 9). Cet oubli est probablement dû au changement de ligne, qui induit fréquemment ce type d’erreur.
  10. Un signe rond est inscrit au-dessus du signe w. Il n’apparait pas dans les autres versions du texte. Voir SCHLÖGL, Hermann A.; BUXTORF, Regine; BRODBECK, Andreas (coll.), Kunst und Handwerk, p. 10.
  11. Le signe sw est utilisé ici pour l’expression sp 2.
  12. Probablement dans le Ouadi Natroun, voir RITNER, Robert K., « The site of the wild bull-hunt », p. 193-4.

Bibliographie

Références :

ANONYME. Aménophis III. Le Pharaon-Soleil, catalogue d'exposition [Galeries nationales du Grand Palais, 02.03-31.05.1993; Cleveland Museum of Art 1992; Kimbell Art Museum 24.10.1992-31.01.1993], Paris, Réunion des musées nationaux, 1993.

Berman, Lawrence M.; Bohač, Kenneth J., Catalogue of Egyptian Art: The Cleveland Museum of Art, Cleveland, 1999, p. 294-296.

BLANKENBERG VAN DELDEN, Catharina, The large commemorative scarabs of Amenhotep III, Leiden, Brill, 1969.

DAVIES, W. Vivian, « Nubia in the New Kingdom: the Egyptians at Kurgus », in SPENCER, Neil; STEVENS, Anna; BINDER, Michaela, Nubia in the New Kingdom: lived experience, pharaonic control and indigenous traditions, British Museum Publications on Egypt and Sudan 3, Louvain, Peeters, 2017, p. 65-105.

KÜNZI, Frédéric ; CAUVIN, Simone, Les trésors des pharaons, catalogue d'exposition [Genève, Salon international du livre et de la presse à Palexpo, 30.04 - 04.05.2008], Genève, Fondation pour l'écrit, 2008.

RITNER, Robert K., « The site of the wild bull-hunt of Amenophis III », JEA 72, p. 193-194.

SCHLÖGL, Hermann A.; BUXTORF, Regine; BRODBECK, Andreas (coll.), Kunst und Handwerk aus Ägyptens goldener Zeit, Wiesbaden, Harrassowitz Verlag, 2018.

Bibliographie de l’œuvre :

KÜNZI, Frédéric ; CAUVIN, Simone, Les trésors des pharaons, catalogue d'exposition [Genève, Salon international du livre et de la presse à Palexpo, 30.04 - 04.05.2008], Genève, Fondation pour l'écrit, 2008.

Exposition :

Les trésors des pharaons. Exposition Égypte d'Akhénaton à Ramsès II. Images d'éternité,

Genève, Salon international du livre et de la presse – Palexpo, 30.04.2008 - 04.05.2008.

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